A propos de l’auteur

Pasteur  Jacqueline  FONGA

Mon cheminement spirituel

page-a-propos Je suis née à Douala au Cameroun. Ma conversion à la foi chrétienne s’est faite très tardivement.

À l’école primaire, l’éducation religieuse était rigoureuse, voire stricte, et nous, les élèves, allions régulièrement au culte à l’église protestante. Avant les cours, nous avions un verset biblique à réciter avant d’entamer les cours, faute de quoi nous étions punis et ne rentrions pas à la maison chez nos parents, à l’heure du déjeuner. Dès mon entrée au collège, les religieuses voulurent que je rentre au couvent, mais à cause de certaines choses sur lesquelles les religieuses et moi, n’étions pas d’accord, je m’éloignai de la foi chrétienne. C’étaient les choses du monde qui me séparèrent complétement de DIEU. Un monde de séduction matérielle, où tout était immoralité. C’était comme s’il y avait un gouffre qui me séparait des choses de la vie spirituelle.

Cependant, j’avais soif et faim de DIEU. Je me sentais perdue.

Même la Bible qui m’avait été offerte à mon baptême, je ne sais comment, je l’ai offerte à mon ami d’enfance; ce qui montre à quel point j’étais séparée de DIEU. De déception en déception, surtout sentimentale, j’ai eu du regret. J’ai pensé aux religieuses et à mon maître d’école que j’ai cherché par la suite. C’était une façon pour moi de commencer à me rapprocher de DIEU. Quand on a des parents pauvres en Afrique, on n’a pas un destin tout fait. On doit plutôt lutter pour survivre: après l’école primaire, je n’ai pas eu de rentrée scolaire où j’ai eu à préparer mon trousseau avec mes parents comme certains de mes amis d’enfance.

Mais, manifestement la main de DIEU était sur moi et je suis rentrée au collège avec une bourse d’études. J’ai pu m’instruire comme tant d’autres; j’ai aussi eu une bourse d’étude plus tard pour aller en France, tout cela était dû à la main de DIEU, et je ne le savais pas encore.

Je vivais une vie que je savais n’était pas la mienne. Quelque chose me manquait qui m’était très personnelle. Je n’étais pas libre, parce que je le savais, il n’y a qu’en CHRIST qu’on est libre. Je trouvais ma vie inutile, et je cherchais Dieu. Et plus tard, dans une période de vie où tout fut plus calme, je commençai à entendre une voix qui, de temps en temps, me disait de chercher sa maison, puis de façon plus pressante et je compris que c’était de l’église qu’il s’agissait. C’est à ce moment là que je pris la décision de chercher une église. Et pour la première fois, que je remettais les pieds dans l’église, j’éprouvais une grande paix. Je me trouvais au milieu des personnes que je ne connaissais pas et je les enviais parce que eux ils connaissaient JESUS CHRIST.

Quelques années plus tard, après cette victoire, les problèmes sérieux ont commencé. Ce fut le désert total, et c’est alors qu’une nuit, un rêve bouleversa ma vie: une Bible était ouverte devant moi à la page du Psaume 23 et quand je me penchai pour le lire, une voix me dit : je suis ton berger! Et le rêve s’arrêta.

Dans ce désert de ma vie, DIEU m’a fait la grâce de me parler; et après cela beaucoup d’autres révélations qui me rapprochaient de lui et je cherchais toujours à mieux le connaitre et à le servir vraiment, davantage. J’ai eu un pasteur formidable qui m’a soutenu dans la croissance de mon cheminement avec le Seigneur; et pour la première fois quand j’ai prié à haute voix dans l’Assemblée chrétienne, ce fut comme une Renaissance. J’ai alors fait une requête au Seigneur, en lui disant : Seigneur , je te servirai ma vie entière mais, que mon père ne meurt pas sans s’être au préalable converti.

JESUS CHRIST, toujours aussi fidèle, a veillé sur mon père, qui a reçu les eaux du baptême et j’ai moi-même fait en sorte qu’il se repente avec la confession de ses péchés avant sa mort.

 


 

Pastor Jacqueline FONGA

My spiritual progress

page-a-proposI was born in Douala, Cameroon. My conversion in the Christian faith was very late made.

During the primary school, the religious education was rigorous, and strict, and we, the pupils would go regularly to the church service in the Protestant church, before class. We had a biblical verse to be recited before the beginning of every class, if we couldn’t make it, we would be punished and would be forced to stay in school during lunch break. When I entered the middle school, the nuns wanted me to stay with them in the convent, but because of certain things on which the nuns and I did not agree, I moved away from the Christian faith. And then, the things of the world separated me completely from GOD.

It was a world of material seduction, where everything was about immorality. It was as if there was an abyss which separated me from spiritual things.

However, I was thirsty and hungry for GOD. I felt like I was lost.
Even the Bible which had been o

ffered to me at the time of my baptism ceremony, I can’t remember how, but at some point I offered it to my childhood friend; and that shows how much I was separated from GOD. From disappointment to disappointment, especially sentimental, I had many regret. I remembered the nuns and my schoolteacher; I even tried to look for him. It was a way for me to begin to move closer to GOD again. When we have poor relatives in Africa, we have to make our own way, and we have to fight to survive: after Primary school, at no time was I able to prepare with my parents a trousseau before school started, like so many of my school friends.

Obviously the hand of God was on me and I did enter Middle school thanks to a scholarship. Then, I was able to educate myself like so many others; I also received a scholarship later on to be able to go to France, all this because of the mighty hand of God, and I did not know it at the time.

I was living a life which I knew didn’t belong to me. Something was missing, and it was something very personal to me. I was not feeling free, because I knew that only in CHRIST we are free indeed. I found my life useless, and I started to seek God. And later, at a more quiet point in my life, I began to hear a voice which, from time to time, would ask me to look for His House. This became more and more insistent, and I understood that it was about the church. From that moment, I decided to look for a church. And for the first time, when I went back in the church, I felt a strong peace. I was amidst people I did not know and I was envying them because they knew JESUS CHRIST.

A few years later, after this victory, more serious problems aroused. It was a wilderness in my life, and one night, I had a dream that troubled my life very much: a Bible was opened in front of me at the page of Psalm 23 and while I was about to read it, a voice said to me: I am your shepherd! And then, the dream stopped.

In this wilderness, GOD has given me the grace to speak to me; and after that time, many other revelations to me moved me closer to him. I was always willing to know Him better and to serve Him even more, day by day. At the time, I had a great pastor who sustained me in that process of my spiritual walk with the Lord; and for the first time, the day I prayed aloud in that Christian Assembly, it was like a Renaissance for me. I then made a request to the Lord, by asking Him: Lord, I will serve you for the rest of my life, but I want my father to be converted before he dies.

JESUS CHRIST, who is always so faithful, answered my prayer. He watched over my father, who received the water baptism and I made sure that he repented and confessed his sins before he died.